La route de la servitude

La route de la servitude
«La tendance moderne vers le socialisme signifie une rupture brutale
non seulement avec le passé récent mais encore avec toute l'évolution de
la civilisation occidentale... Ce qu'on abandonne peu à peu, ce n'est pas
simplement le libéralisme du XIX<sup>e</sup> et du XVIII<sup>e</sup> siècle, mais encore
l'individualisme fondamental que nous avons hérité d'Erasme et de
Montaigne, de Cicéron et de Tacite, de Périclès et de Thucydide»
Publié en 1944, ce manifeste libéral dénonçant les
totalitarismes du XX<sup>e</sup> siècle connaîtra un succès considérable.
Selon Friedrich A. Hayek il n'y a pas de différence de nature
entre hitlérisme et stalinisme et il n'y a qu'une simple différence
de degré entre la social-démocratie, le socialisme et le
communisme, car toutes ces idéologies portent en elles une
menace envers les libertés individuelles et publiques. «Si nous
voulons construire un monde meilleur, nous devons trouver le courage de
prendre un départ nouveau même si cela signifie reculer pour mieux
sauter» conclut-il. Il nous faut donc abandonner «la route de la
servitude», dénoncée dans l'ouvrage et s'engager sur celle de la
liberté.