Le banc

Un homme, maintenant disparu, n'eut au cours de sa
vie qu'un seul confident, un ami plus jeune que lui de
vingt ans qui lui prêtait son oreille. C'est assis près de
lui, sur un banc, devant un court de tennis, où ils se
retrouvaient souvent, que notre personnage à énigmes
va se raconter par bribes.
Sa trajectoire pourrait être banale. Pourtant, très vite,
nous sommes pris dans un suspens qui entoure la vie de
cet homme singulier et fidèle à lui-même.
Qui fût-il ? Un irréductible solitaire, un misanthrope,
un séducteur... Un homme sûrement blessé dans
son enfance qui se retranche dans sa seule passion
dévorante, le tennis. Son existence s'articulera autour
de ce sport et de ces clubs aux décors sulfureux et
élitistes de l'époque. Grâce à ce sport et aux personnes
féminines qu'il côtoie, toutes les portes sociales
s'ouvrent à lui avec une facilité déconcertante.
L'auteur nous promène d'une plume allègre, dans
l'Algérie des années 40, dans le débarquement de
l'armée d'Afrique en Provence. C'est dans le Maroc
superbe et mondain des années 50 mais en pleine
mutation que nait sa baraka infernale. Elle le suivra très
longtemps jusque dans la Mère Patrie, jusqu'à ce que les
lois du temps qui passe aient raison de notre héros.