De fer et de laine : les vallées andorranes du XVIe au XIXe siècle

L'Andorre, de par sa position au sein des Pyrénées, a souvent été perçue
comme un isolat replié sur lui même. Ce livre, qui couvre une période
longue de près de quatre siècles - des lendemains de la guerre civile
catalane aux débuts de la III<sup>e</sup> république française et à la restauration des
Bourbons en Espagne - apporte un éclairage tout à fait différent grâce à
des sources publiques et privées extraordinairement riches.
Olivier Codina balaie nombre de stéréotypes, de lieux communs :
l'Andorre ne s'est pas figée à la fin du Moyen Age. Elle fut au contraire
un milieu ouvert qui réagit avec rapidité, s'adapta constamment aux
changements intervenus dans les pays voisins. L'organisation de
la famille et de la société, les institutions, profondément originales, ne
sont pas figées non plus. Les formes d'exploitation évoluent, le
développement de l'élevage favorise la formation d'une oligarchie qui
utilise les possibilités offertes par un milieu montagnard moins ingrat
qu'on le pense, développe un actif commerce transpyrénéen, se lance
dans la sidérurgie.
Est-ce pour cette raison, accentuée par les turbulences qui agitent les pays
voisins, que la représentation politique se referme temporairement sur
elle-même, ce qui entraîne des tensions et impose de reconsidérer le
système ?
De Fer et de Laine : un grand livre qui renouvelle profondément
l'histoire de l'Andorre, des Pyrénées, des sociétés montagnardes.