Nationale 666

«Sophie, off - Voilà, ma grande, tu y es !
Tu souris à tout ce monde que tu connais à
peine ! Et dans le même temps, tu soutiens
ton père qui, visiblement, a déjà descendu
un ou deux litres de rouge. Je pourrais
m'enfuir, là, d'un coup, comme ça. Je fais
un croche-patte à mon père et hop, je
cours... Non, mais qu'est-ce que je me dis,
là ? Je suis pas dans un film, moi et je suis
surtout pas assez héroïque. Allez, avance
ma grande... Bonjour les gens ! Bonjour
belle-maman, beau-papa ! Pourquoi j'ai
cette étrange impression qu'on m'emmène
à l'échafaud, moi ? Tiens, oui, pourquoi ?
Je monte les marches devant l'autel...
Y'a pas une corde au-dessus de ma tête ?
Non... Paul... voilà, je suis à côté de lui.
Oui. Maintenant et désormais il faut que
je me dise, jusqu'à la fin... jusqu'à la fin...
Sophie, retire de suite cette pensée de la
tête...»