Ahmed Sékou Touré (1922-1984) : président de la Guinée de 1958 à 1984. Vol. 5. mai 1962-mars 1969

Le diplomate français André Lewin, qui était au
début des années 70 porte-parole du secrétaire général
de l'ONU, a négocié, comme envoyé spécial des
Nations Unies, la normalisation des relations diplomatiques
entre la Guinée et la France, intervenue le
14 juillet 1975. Il a ensuite été ambassadeur de France à
Conakry jusqu'en 1979, et n'a cessé depuis lors de
s'intéresser à ce pays. Il entretenait des relations
confiantes et même amicales avec Ahmed Sékou Touré,
président de la Guinée de 1958 à 1984.
Il lui a consacré une thèse de doctorat d'histoire, soutenue en 2008 à
l'Université d'Aix-en-Provence.
Le tome 5 de cette biographie décrit les événements qui se déroulent
de mai 1962 à mars 1969. Il commence avec l'intronisation, en présence
de Sékou Touré, de l'archevêque de Conakry Mgr Tchidimbo, qui sera
ultérieurement arrêté et condamné aux travaux forcés à perpétuité pour
«participation au complot de la V<sup>e</sup> colonne». Avec la France du général
de Gaulle, on assiste en 1963 à la signature d'accords bilatéraux, et en
1965 à une rupture des relations diplomatiques qui durera dix ans, en dépit
de quelques vaines tentatives de réconciliation. On voit également Sékou
Touré célébrer les femmes, radicaliser la Révolution, réprimer sévèrement
divers complots dont celui des militaires, contribuer à la chute de l'abbé
Fulbert Youlou, président du Congo-Brazzaville, déplorer la chute de son
ami le président ghanéen Nkrumah, ne pas parvenir à se réconcilier avec
le président ivoirien Houphouët-Boigny, mais aussi concrétiser l'un de ses
rêves : la naissance de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) dont le
Guinéen Diallo Telli devient le premier secrétaire général.