Bout des bordes (Le), n° 7-8

Jean-Luc Parant continuera en effet de
faire paraître Le Bout des Bordes une fois par
an, le 29 octobre de chaque année pour
l'anniversaire de sa femme Titi, et pour y
rendre compte de l'actualité de leur travails
et de leur (...) liés. Comme si réaliser
un journal en hommage à la femme
qu'on (...) toujours beaucoup plus
actuel (...) le récit de n'importe quelle
information si «brûlante» soit-elle.
Comme si réaliser un journal en hommage
à la femme qu'on aime était toujours beaucoup
plus universel et nécessaire que faire
l'inventaire des titres journalistiques de
toute actualité.
Mais Le Bout des Bordes sera également
la tribune libre où pourront s'exprimer les
interrogations, les réactions, les réflexions,
les commentaires, les hommages ou bien
encore les travaux libres d'auteurs et
d'artistes connus ou moins connus, mais
cependant liés d'une façon ou d'une autre à
la vie de La Maison de l'Art Vivant.
Comme si faire le récit de ses amitiés, de ses
rencontres, de ses échanges, de ses aventures,
de son propre travail et de celui de ceux
qu'il aime était toujours beaucoup plus,
pour Jean-Luc Parant «ce qui arrive» et «ce
qui avance» que rendre compte du «sensationnel»
du quotidien, si mouvant et si
changeant soit-il.
Si Le Bout des Bordes désigne le «bout»
d'un espace (c'est-à-dire sa finitude), il
indique aussi le «bout» d'un temps (c'est-à-dire
l'arrêt du temps qui passe). Comme si
le 29 octobre de chaque année à Buis-les-Baronnies
était désormais le jour et le lieu
où le temps et l'espace tout entiers se
replient et s'échappent, le jour et le lieu où
Titi Parant arrête toutes les horloges et toutes
les mesures sauf celles de l'amour.
Ainsi Le Bout des Bordes ne répond-t-il
plus ni à un jour ni à un lieu donnés mais à
tous les jours et tous les lieux que ses
multiples auteurs auront bien voulu, avec
amour, lui prêter.
Kristell Loquet