La soif des vivants : récit

La soif des vivants
La partie n'est jamais perdue, malgré la folie des Hommes.
Il y a des égarements coupables et des rédemptions inespérées, des tuteurs de résilience et des héros ordinaires. Mais surtout, il y a la foi en l'autre. Des plaisirs inavouables, des courants contraires, des volontés qui s'opposent, des oeillères qu'on impose ; reste une curiosité, une soif, malgré tout.
Ibrahim et Pierre, auraient pu ne plus y croire. « Qui es-tu pour moi, toi qui reviens de loin ? Que me veux-tu ? »
On est toujours étranger à son prochain. Parfois on l'est davantage à soi-même. Nous sommes en fuite, dans ce monde qui va de l'avant. L'exil est force, loin du foyer, loin du sourire. Des continents de sable ou de malheur nous font face. Mais non, la partie n'est jamais perdue.
Pour l'un, au gré de voyages hasardeux, pour l'autre, depuis le fond d'une bouteille : la magie opérera-t-elle ? Celle qui, parfois, jaillit d'une improbable rencontre.