Camions de notre enfance

Nés à l'orée du XX<sup>e</sup> siècle, les camions s'imposent
comme des outils majeurs de la reconstruction
du pays après la Seconde Guerre mondiale.
Durant les «Trente Glorieuses», ils révolutionnent
les transports de marchandises, supplantant le train.
Dans une France qui se modernise à toute vitesse, des marques
florissantes comme Berliet, Bernard, Renault ou Willème lancent
sur les routes des flottes entières de «grands routiers», bientôt rejoints
par de redoutables concurrents étrangers qui ont pour nom Daf,
Mercedes-Benz, Scania ou encore Volvo. Le camion fait peau neuve :
fini le vieux châssis recouvert d'une bâche, voici venue l'ère
de l'ensemble articulé comprenant le tracteur et la semi remorque,
faciles à accoupler ou à désaccoupler au gré des chargements.
Mais jusqu'aux années 1970, rouler en poids lourd reste toute
une aventure. Rares sont les autoroutes et les grandes nationales
bordées de platanes servent encore d'artères vitales au pays.
Pour traverser la France au «manche» de son 35 t, dans une cabine
trépidant au gré du bitume et ornée de photos de «pin-ups»,
le routier, avec son inévitable «marcel» et la cigarette maïs plantée
entre les lèvres, doit passer au coeur du moindre village. On s'arrête
dans les relais routiers pour se retrouver entre professionnels, mais
surtout entre amis car la solidarité joue à plein entre routiers.
Toute une époque révolue, que ce beau livre vous propose de revivre
avec humour et nostalgie à travers le texte d'un spécialiste et une
iconographie très riche de près de 200 photos et documents d'archive.