Parenté ethnoculturelle de l'Egypte ancienne et du monde bantu

Que reste-il de l'égyptien ancien dans l'Africain d'aujourd'hui ? Est-ce que
l'on peut imaginer l'Egypte ancienne à travers la vie quotidienne de l'Africain
contemporain ? Comment l'Africain peut-il percevoir l'Egypte avec des yeux
d'Africain ? Comment l'Africain actuel peut-il se voir et se reconnaitre dans cette
Egypte antique ? Comment peut-il clairement percevoir et sans l'ombre d'un
doute que cette Egypte Ancienne est une partie de lui-même et que, en fait c'est
effectivement lui ? etc.
La véritable question est de savoir si l'Africain actuel est encore... un
africain ? S'il reste encore quelque chose d'Africain en lui, et si de ce fait, il peut
définir ce que c'est que d'être... de culture africaine.
Il ne s'agit plus d'imaginer, mais de s'assurer en outre que la vocalisation
de l'égyptien ancien est possible à travers l'étude systématique des dialectes
africains contemporains (le copte inclus), afin de jeter les bases de la fondation
d'une meilleure compréhension partagée de son unité culturelle.
Au-delà de savoir si la langue bantu et autres dialectes africains sont ou
non des stades postérieurs de la langue égyptienne et comment contribuer à la
vocaliser au niveau de l'un quelconque de ses stades, Essoh Ngome interpelle les
dirigeants et les invite à prendre leurs responsabilités par rapport à ce challenge
de la participation de l'Afrique Noire dans une meilleure découverte de l'Egypte
ancienne par le financement de la recherche en égyptologie en appuyant les
Fondations et structures de recherche internationales.
Par ailleurs, en s'appuyant sur le Bakossi, l'hypothèse générale que l'auteur
tente d'éprouver à travers cet ouvrage est que : "La langue et les rituels
religieux et funéraires bantu et égyptiens anciens sont
analogues et relevent du même univers culturel et de la
même civilisation africaine."
Cette hypothèse générale se subdivise en quatre (4) hypothèses
secondaires : Hypothèse secondaire 1 Il existe de fortes analogies linguistiques
entre l'Egypte ancienne et le peuple Bantu Hypothèse secondaire 2 Il existe de
fortes analogies entre les rituels funéraires égyptiens et les rituels funéraires bantu
Hypothèse secondaire 3 Il existe de fortes analogies entre la vision du monde de
l'ancienne Egypte et la vision du monde des bantu Hypothèse secondaire 4 Le
mystère du sacrifice rituel décrit dans le mystère de la sorcellerie dans le monde
bantu transparaît à travers les mythes fondateurs de l'Ancienne Egypte.