Loïs Weinberger : exposition, Saint-Etienne, Musée d'art moderne, du 10 décembre 2011 au 5 février 2012

Lois Weinberger travaille dans un réseau poético-politique qui attire notre attention sur les
zones de marginalité et qui pose la question de la hiérarchie à tous les niveaux. Il a contribué
de façon significative aux débats récents portant sur l'art et la nature.
Weinberger, qui se définit lui même comme un travailleur de terrain, s'est engagé depuis le milieu
des années 1970 dans des travaux ethno-poétiques qui sont à la base de ses recherches artistiques
actuelles autour des espaces naturels et de ceux construits par l'homme. En 1991 il a
dessiné le Wild Cube (Cube sauvage), une clôture en barres d'acier torsadé abritant une végétation
spontanée se développant sans l'intervention de l'homme - une Société ruderale
qui crée un espace à part au sein de l'environnement urbain. En même temps, Weinberger commence
une série de transfert subversif de plantes sur des parcelles urbaines et rurales appropriées
à son propos. Dans Burning and Walking (Brûler et marcher), il a cassé le bitume
dans la cour du Szene Salzburg pendant le festival d'été de 1993, puis a laissé cet espace clos de
8 x 8 m se développer seul. Cette oeuvre a été réinstallée en 1997 sur le parking de la Kulturbanhof
pendant la Documenta X, puis à Tokyo en 1998. A la Documenta X, Weinberger a aussi
planté des néophytes d'Europe du sud et du sud-est sur 100 m de longueur de rails, qui devint
une métaphore des processus de migrations d'aujourd'hui, reconnue internationalement.
Lois Weinberger works on a poetic-political network that draws our attention to marginal zones
and questions hierarchies of various types. He contributed significantly to the recent discussion
on art and nature.
Weinberger, who sees himself as a field worker, embarked in the 1970s on ethno-poetic works
that form the basis for his ongoing artistic investigations of natural and man-made spaces. In
1991 he designed the Wild Cube, a rib steel enclosure for spontaneous vegetation to grow
without human intervention - a Ruderal Society that creates a gap in the urban environment.
At the same time, Weinberger began a series of subversive plant transfers to urban and
rural plots appropriated for this purpose. In Burning and Walking he opened up the asphalt
on the forecourt of Szene Salzburg during the 1993 summer festival and left this enclosed
8 x 8 m area to itself. This work was reinstalled in 1997 on the Kulturbahnhof car park at Documenta
X and again in 1998 in the City of Tokyo. At Documenta X Weinberger also planted
neophytes from southern and south-eastern Europe on a 100 m strech of railroad track, which
became an internationally acclaimed metaphor for modern-day migration processes.