Modernités nationales, modernités importées : entre Ancien et Nouveau Monde, XIXe-XXIe siècle

Modernités nationales
Modernités importées
Les modernités n'apparaissent pas comme un objet complet, comme un canon ayant pour origine un ou plusieurs supposés « centres », comme s'il s'agissait d'une règle à partir de laquelle tout doit être mesuré et gradué. Point de modernité donc qui rayonnerait simplement à partir d'un moment donné à travers le monde, conditionnant et faisant « avancer » peuples et régions du monde. Cette conception ouverte est partagée par les chercheurs réunis dans ce livre et ne préjuge nullement de la durée de ladite modernité : elle est éloignée de ce fait aussi bien de la définition de Charles Baudelaire, créateur du mot en français, pour qui « la modernité, c'est le fugitif, le transitoire, le contingent, la moitié de l'art, dont l'autre moitié est l'éternel et l'immuable », que de celle d'Octavio Paz, pour qui le moderne serait systématiquement « autosuffisant : chaque fois qu'il apparaît, il fonde sa propre tradition ».
Le large éventail des sujets travaillés autour de cette thématique par cette équipe universitaire franco-brésilienne a façonné ce volume.
Une première partie traite de deux volets concrets de l'impact de la diffusion croisée des influences modernisatrices sur la société et la culture du XIX<sup>e</sup> siècle dans le Nouveau et l'Ancien Monde.
Une deuxième partie aborde la modernité à travers le prisme de la dictature au Brésil, dans des angles différents de l'histoire et de la sociologie des intellectuels.