L'Arménie sous le joug turc. La nation arménienne n'est pas coupable

"Les projets de réformes ont succédé aux projets
de réformes, et aucune réforme n'a été
réalisée, car aucune réforme ne peut être réalisée
dans une région chrétienne assujettie aux
Turcs, quand l'Europe ne l'impose pas par la
force ou plutôt ne la réalise pas elle-même, et
quand elle veut l'obtenir du bon vouloir des
Turcs.
"Le projet de réformes de 1895 a été exécuté
sous la forme du massacre de 300 000
Arméniens. On a cru un instant, quand les
Turcs ont rétabli la Constitution et qu'ils
ont proclamé solennellement leur désir de
former une patrie ottomane, dont tous les
citoyens devaient, sans distinction de race ni
de religion, être égaux devant la loi, et où les droits de chaque nationalité seraient
respectés, on a cru que l'esprit de fanatisme moyenâgeux allait réellement
faire place, au moins chez une élite des Turcs, à une mentalité plus moderne.
Ce n'était qu'une illusion. Au lieu d'agir en libéraux et en Ottomans, les Jeunes-Turcs
ont tenté de turquiser les races non-turques de l'Empire, et ils ont assumé
le rôle de protecteurs du monde islamique tout entier."
- Extrait de L'Arménie sous le joug Turc -
"Léo fait asseoir sur le siège des coupables, côte à côte, comme des coupables
au même degré le Turc, l'Arménien et la diplomatie européenne. Ceci est
inadmissible. Le peuple arménien, après avoir reçu tant d'insultes, de coups
et subi des pertes sans précédent, (qui lui donnent le droit de réclamer des
dédommagements, d'indemnisations de la part du Turc et de l'Europe, et encore
de la Russie soviétique), des Arméniens, qui en la personne de leurs activistes
patriotes culpabilisent de son malheur leur peuple, commettent une grave
erreur."
- Extrait de La Nation arménienne n'est pas "coupable" -