Néron : monstre sanguinaire ou empereur visionnaire ?

Dépravé, mégalomane, sans morale ni scrupule... La
postérité a été impitoyable avec l'empereur Néron.
Les meurtres de sa mère Agrippine, de Britannicus
ou bien encore du philosophe Sénèque, l'incendie de Rome
dont il serait responsable, ou bien encore la persécution
des chrétiens, autant de crimes qui, aux yeux des historiens
romains et de leurs successeurs, font du règne de Néron, un
temps de décadence et de violence. Le cas est entendu, la
condamnation prononcée. Néron, un fou criminel ? Pas si
sûr...
En fait tous les récits que nous avons de cette époque ont
été écrits par des historiens membres de la classe sénatoriale,
à laquelle justement Néron s'est attaqué pour réformer les
institutions romaines.
Dans un livre à la plume alerte, Joël Schmidt dresse le portrait
d'un homme complexe et visionnaire, dont le règne peut être
assimilé à une véritable Renaissance qui sort Rome de ses
habitudes ancestrales et archaïques.