La maison du Tremblay : un traité philosophique

Ce n'est pas l'histoire d'une maison de famille, ni des archives de famille,
ni des souvenirs d'enfance, ni un règlement de compte avec une mère.
C'est néanmoins un peu tout cela aussi. Mais ce n'est pas ce qui compte :
c'est un homme seul qui soliloque plutôt avec joie, une fois n'est pas
coutume.
Ce livre a été écrit d'une traite au cours d'un bel été dans un beau pays.
C'est un livre de paroles, des paroles qui ne s'adressent qu'à celui qui parle
et à Dieu.
Pourquoi un traité de philosophie ? Parce qu'il parle de la décadence,
du moderne, du suicide de la culture, du nihilisme européen, du déclin
de l'Occident, des noms propres, des noms communs, de la pensée, de la
guerre. Il est récité avec des gesticulations de drôlot ou de traîne-patins sur
les bords d'un oued.
Il y aura bien quelqu'un qui en captera quelques bribes et alors on prendra
langue avec le premier venu. On passera du monologue au dialogue
philosophique.