Lois de Manou

Dans ce texte passionnant, Manou, grand sage de l'Inde védique et
premier législateur de l'humanité
, transmet aux sages de son époque la
connaissance que Dieu lui révéla : celle de la création du monde et des
créatures qui l'habitent, et celle des règles de vie qui, pour l'équilibre
et le maintien de la société, s'appliquent aux différentes catégories
sociales et à leurs relations.
Voici ce qu'en écrivait le traducteur, Loiseleur-Deslongchamps, en
1833 :
[Le titre,
Manava-Dharma-Sastra
,] «signifie littéralement le
Livre de
la Loi de Manou
; ce n'est donc pas un code au sens ordinaire de ce mot,
lequel s'applique communément à un recueil renfermant uniquement
des règles pour déterminer les relations des hommes entre eux, et
les peines que méritent les divers délits. C'est véritablement, comme
l'entendaient les anciens peuples, le Livre de la Loi, comprenant tout ce
qui regarde la conduite civile et religieuse de l'homme. En effet, outre
les matières dont traite ordinairement un code, on trouve réunis, dans les
Lois de Manou, un système de cosmogonie ; des idées de métaphysique ;
des préceptes qui déterminent la conduite de l'homme dans les diverses
périodes de son existence ; des règles nombreuses relatives aux devoirs
religieux, aux cérémonies du culte, aux observances pieuses et aux
expiations ; des règles de purification et d'abstinence ; des maximes
de morale ; des notions de politique, d'art militaire et de commerce ;
un exposé des peines et des récompenses après la mort, ainsi que des
diverses transmigrations de l'âme et des moyens de parvenir à l'ultime
but des êtres humains.»
Si certaines des lois ici énoncées ne sauraient s'appliquer au monde
d'aujourd'hui, on peut cependant, dans les codes de morale des grandes
religions comme dans bien des codes de lois civiles, retrouver l'esprit de
ces
Lois de Manou
qui leur sont très antérieures.