La botanique

Jean-Jacques Rousseau avait une passion pour la botanique.
Déçu par l'injustice des hommes à son égard, il découvre dans
l'étude des plantes un moyen de retrouver ce rapport transparent
avec la nature auquel il n'a cessé d'aspirer.
Entre 1771 et 1774, il adresse à M<sup>me</sup> Delessert une série de huit lettres,
à la fois simples et méthodiques, sur la botanique, afin qu'elle
puisse initier sa petite fille, âgée de cinq ans, à la connaissance et
à l'amour des fleurs. Ces lettres allaient connaître au début du
XIX<sup>e</sup> siècle un succès européen. Elles sont publiées, dans l'ouvrage
reproduit ici en fac-similé (1822), avec plusieurs autres textes de
Rousseau sur les plantes et l'herborisation, et surtout avec soixante-cinq
superbes planches peintes par Pierre-Joseph Redouté, surnommé
«le Raphaël des fleurs».
L'avant-propos de Jean Starobinski est suivi de deux introductions :
celle d'Alain Grosrichard permet de mesurer la place, souvent
méconnue, de la botanique dans la vie et la pensée de Rousseau ;
celle de Jean-Marc Drouin situe l'étude des végétaux dans le contexte
scientifique du XVIII<sup>e</sup> siècle.