Les dynasties lyonnaises, des Morin-Pons aux Mérieux : du XIXe siècle à nos jours

La soie, les débuts du cinéma, la gastronomie, autant
d'éléments qui évoquent l'image de Lyon et reflètent la
diversité de ses activités. Le textile, en effet, ne représente
qu'une des cordes à l'arc de la métropole lyonnaise, dont le
tissu économique intègre aussi bien la construction automobile,
la chimie que les brasseries ou la bijouterie-joaillerie.
Derrière ces secteurs, il y a des familles qui, des lendemains
de la Révolution française jusqu'à nos jours, se sont constituées
en dynasties industrielles, faisant évoluer leur maison
au gré des mutations économiques et sociales dans un
contexte régional et national. A travers l'histoire de leurs
entreprises, de leur existence quotidienne et de leurs choix
de vie, il s'agit de les accompagner et de percer les secrets
de leur longévité. Il en ressort qu'il n'y a pas un modèle
unique du patron lyonnais. Si la figure du soyeux retranché
dans son fief de la Presqu'île représente une facette du
patronat lyonnais, les industriels des nouveaux secteurs de
la construction électrique ou automobile installés fièrement
sur la rive gauche du Rhône en sont une autre. Au-delà des
diversités, on verra percer un certain nombre de traits
communs à ces dynasties industrielles dont le nom se
confond avec l'histoire de la ville.