Modernité et sécularisation : Hans Blumenberg, Karl Löwith, Carl Schmitt, Leo Strauss

Sécularisation : «Action de transférer un bien d'Église
dans le domaine public. - Action de soustraire une fonction,
une institution sociale à la domination, à l'influence religieuse,
ecclésiastique, de (la) mettre entre les mains des laïcs, des
pouvoirs publics. - Action de donner à quelque chose un caractère
laïc, non religieux, non sacré.»
Moderne : «Qui est, a été réalisé depuis peu de temps et
souvent d'une manière différente de ce qui avait été fait précédemment
et qui est représentatif du goût dominant de
l'époque. - Qui ne s'inspire pas des réalisations antérieures par
les principes, les règles établies et apporte quelque chose
d'inédit, d'original. - Qui se veut à l'avant-garde du progrès, de
la mode.»
L'époque moderne peut-elle congédier son passé et ne se revendiquer
que d'elle-même ? Ou la théorie du progrès historique ne
serait-elle qu'un succédané profane des théodicées religieuses classiques
? Et les concepts prégnants de la politique contemporaine ne
seront-ils que des concepts théologiques laïcisés ? Hans Blumenberg,
Karl Löwith, Carl Schmitt et Leo Strauss, la métaphysique, le droit,
la politologie sont au coeur de cet ouvrage dirigé par Michaël Foessel,
Jean-François Kervégan, Myriam Revault d'Allonnes.