La couleur de l'encre : j'ai commencé à tuer quand j'ai réalisé que l'être humain n'a aucune pitié pour l'innocent

Voilà un livre qui commence mal et finit mal. Un crime à la première page, un suicide à la dernière, et au milieu, une jeune fille qui nous raconte l'horreur de sa captivité et sa fascination pour son ravisseur, un jeune tueur obsédé par sa justice. Petit, il ne comprenait pas pourquoi la cruauté de son père attirait tant de compréhension, et pas sa frayeur. L'innocence serait donc une idée inutile, et la mort d'autrui, une possibilité.
La couleur de l'encre est un roman où tueur et victimes passent sous les faisceaux de l'analyse de l'auteure. Comme dans une partie de jeu d'échecs, chaque mouvement de pièce est calculé. Mat. On tourne en rond. Qu'est-ce que l'innocence dans une société qui veut pleurer la victime et dans le même temps comprendre son bourreau !...