Edmond Proust : MAIF, résistance : ses combats pour la liberté

«Secrétaire de mairie, conseiller syndical du SN, secrétaire général du
Comité départemental de rassemblement populaire, secrétaire général de la
Fédération départementale des combattants républicains, président, secrétaire
ou membre très actif de plusieurs autres "sociétés savantes" (Instruction
populaire. Ligue des Droits de l'Homme, Paix et Liberté, Fédération des officiers
de réserve républicains. Jeunesses républicaines et laïques, Libre-Pensée
etc., etc.). Je sais, c'est trop ! Et puis après ?»
Ainsi s'exprimait Edmond Proust dans les années 1930. C'était sans compter
avec les très lourdes responsabilités qu'il devait assumer par la suite.
Dès 1935, c'est la présidence de la MAAIF, mutuelle qu'il a contribué à
fonder, qu'il a installée à Niort devenue, grâce à lui, la capitale des mutuelles,
et qu'il a portée à bout de bras jusqu'à sa mort, lui consacrant alors toute son
énergie.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, c'est la direction de la Résistance.
Libéré de son camp de prisonniers en 1941, il fonde un groupe autour de lui,
rallie l'OCM en 1943, en devient le chef départemental, puis celui de l'AS. Enfin,
en 1944, il commande les soldats de l'ombre réunis sous la bannière FFI,
avant de les grouper dans le 114<sup>e</sup> RI, héroïque devant la poche de La Rochelle
et distingué pour faire partie des troupes d'occupation en Allemagne en 1945.
Edmond Proust, c'est aussi un sportif, un musicien, un acteur de théâtre,
un père de famille, bref un homme dans toute sa plénitude, un modèle peut-être,
un exemple sûrement !