Les fulgurances de Nicolas de Staël

Les Fulgurances de Nicolas de Staël
À travers cette biographie à la première personne de Nicolas de Staël, Karin Müller nous plonge dans la vie passionnante d'un des artistes les plus intransigeants du XX<sup>e</sup> siècle. Né en Russie, réfugié en Pologne, adopté en Belgique, il a longtemps séjourné au Maroc et en Italie avant de s'établir en France. Incompris par son entourage, repéré par Jeanne Bucher, Nicolas de Staël connaît longtemps une vie de misère et de souffrances, accentuées par l'Occupation. La reconnaissance et l'aisance financière ne l'empêcheront pas de se jeter dans le vide à l'âge de 41 ans.
Refusant les groupes ou les classifications, celui que Sonia Delaunay qualifiait de « peintre inobjectif » connut de vraies passions et de grandes amitiés. Fréquentant les Surréalistes, ami de René Char, Kandinsky, Magnelli, Georges Braque, Lanskoy et bien d'autres, Staël nous a laissé une oeuvre marquée par les nombreuses tragédies de sa vie et son incessante recherche de la couleur, de l'espace, de la lumière. Le texte de Karin Müller raconte ce destin fulgurant et romantique.
« Ce texte mérite d'être passé « au gueuloir ». C'est son énergie qui retient l'attention. Sa dynamique. Il est tendu comme un fil et nous résume une vie (1914-1955). Un destin. On ne résume pas une vie, me direz-vous ? Encore moins celle de Nicolas de Staël, ce prince foudroyé et foudroyant, qui nous a laissé le somptueux cadeau de quelque mille tableaux. On ne résume pas une passion. Karin Müller y parvient cependant ! »
Laurent Greilsamer