Connaissance des Pères de l'Eglise, n° 105. Les correspondances des Pères

«Nous revêtirons la gloire de l'incorruptibilité, sans refuser
la nature de la chair, mais du fait de notre rétablissement
dans l'honneur de cette incorruptibilité, et parce que,
avec notre chair aussi, nous resplendirons d'une gloire ineffable,
celle qui vient du Christ. "Car il transfigurera notre corps de
misère et le rendra conforme à son corps de gloire" ( Ph 3, 21),
ainsi qu'il est écrit. Et comme, précisément, malgré notre nature
corruptible, nous avons été mis en présence de Dieu le Père, nous
demeurerons incorruptibles, revêtus de la gloire du Sauveur [...].
C'est ce qui nous arrivera à nous aussi, nul n'en doutera,
je pense. Car celui qui est réellement le saint grand prêtre
de nos âmes, c'est-à-dire le Christ, entourera notre corps
de la gloire divine comme d'un vêtement d'or, et, après
l'avoir pour ainsi dire déposé à la vue de Dieu le Père, il le
fera passer à l'incorruptibilité. Car nous ne serons plus soumis
à la corruption ; bien plus, nous subsisterons pour toujours.
La manne a été prise pour signifier cette réalité [...].
Pour tous ces motifs, nous aurons raison de célébrer cette fête
splendide, ne vivant plus pour nous-mêmes, comme le dit la divine
Écriture, mais pour le Christ qui nous a tous rachetés [...].
Nous commencerons le saint Carême le dix-neuf du mois de
méchir, et la semaine de la Pâque salutaire le vingt-quatre du
mois de phamenoth ; nous cesserons les jeûnes le vingt-neuf du
même mois, à la fin de la soirée, selon la tradition évangélique, et
nous célébrerons la fête à l'aube du dimanche suivant, le trente du
même mois de phamenoth ajoutant aussi à la suite les sept semaines
de la sainte Pentecôte, selon l'ordonnance de la loi divine.»