Correspondance. Vol. 6. Janvier 1979-décembre 1987

C'est en 1979 que Guy Debord décide,
une première fois, de quitter un Paris qui
à ses yeux avait, depuis longtemps déjà,
tout perdu de son charme.
Si le siège de l'état-major s'est déplacé,
l'état de guerre, pour lui, reste permanent :
depuis la situation en Italie, dont il donne
une analyse lucide dans sa Préface à la
quatrième édition italienne de «La Société
du spectacle» , jusqu'à celle de l'Espagne
de l'après-franquisme, qui le conduit à
mener campagne en faveur des «autonomes»
emprisonnés à Ségovie, le tout
entrecoupé de «jours tranquilles» passés
ici ou là, durant lesquels conseils,
traductions et publications se succèdent.
Le 5 mars 1984, le mystérieux assassinat
de son ami éditeur le pousse dans un
nouveau type de combat, cette fois
contre une presse particulièrement
déchaînée et hostile.
De ces années pleines de bruit et de
fureur en tout genre, beaucoup de choses
vont être retenues et analysées qui alimenteront
les prochains Commentaires sur la
société du spectacle.