Neige électronique. Vol. 1. La vidéo contre le cinéma

Si la vidéo est d'un usage courant à la télévision et dans la
pratique amateur depuis plusieurs décennies, sa mise en contact
avec des films tournés sur pellicules 16 ou 35 mm traditionnelles
est plus occasionnelle, tout en offrant de nouvelles possibilités
formelles. En conservant la texture particulière de la vidéo
dans un mélange et une confrontation des formats, un effet peut
se produire : l'«effet vidéo». Que peut l'apparition d'une telle
image, définie et lisible comme telle, quand elle est introduite
à l'intérieur d'une oeuvre de fiction ou de documentaire dont
le support de référence est le celluloïd ? La vidéo peut alors
produire une rupture dans son cours, qui est parfois formatrice
de sens, narrativement et/ou esthétiquement.
La matière de cet ouvrage est répartie en deux volumes.
Le premier se concentre sur l'analyse des trois types primitifs
de l'effet vidéo (télévisuel, de surveillance et amateur/intime)
en examinant certains films de (notamment) Robert Kramer,
William Klein, Michael Haneke, Fritz Lang, Jean-Luc Godard
et Atom Egoyan.