Notre régime ancestral

Notre régime ancestral

Notre régime ancestral
Éditeur: KL éditions
2006492 pagesISBN 9782916741000
Format: ReliéLangue : Français

- Je viens de lire votre livre ; ne serait-il pas trop conservateur ?

- Trop ? Non. Mais à vrai dire, il l'est. N'oublions pas que chaque

diététicien est en quelque sorte le «porte parole» de l'organisme

humain. Puisque l'organisme est conservateur, son «représentant» se

doit de l'être également.

- La plupart des spécialistes dans ce domaine ont des opinions qu'on

pourrait qualifier de conventionnelles.

- Vous savez, être un porte-parole donne la possibilité de la liberté

d'interprétation. Tout dépend du «maître» ; parce que son «maître» -

l'organisme - est vieux, sourd et aveugle, il ne peut pas contrôler si le

«porte parole» s'exprime en accord avec son intérêt. Cela donne au

diététicien une liberté totale : après quelques temps, il ne représente

plus son «maître», mais son propre point de vue résultant de sa propre

conception du monde.

- Pourtant la diététique, qui est une branche de la médecine, étudie les

relations objectives entre l'organisme humain et la nutrition, donc une

analyse trop libre paraît être limitée.

- Erreur ! La diététique ne fait pas partie de la médecine. En un certain sens

elle fonctionne à sa périphérie. D'ailleurs le monde médical l'a toujours

regardée de manière ambiguë.

- Qui doit être alors un diététicien ?

- La diététique est une science à part, liant plusieurs domaines souvent

éloignés les uns des autres : la médecine, la psychologie, la sociologie,

l'anthropologie, l'histoire, l'art culinaire, et même la philosophie. Pour

cette raison un diététicien doit ressembler à l'homme de la

Renaissance.

- Comment voyez-vous l'avenir de cette discipline ?

- La diététique est proche de la philosophie en ce qui concerne sa

méthodologie dont elle a même adopté certains des attributs. Hélas, la

philosophie moderne s'essouffle et ne passionne que peu de gens ; elle

se penche sur des détails, qui - mis à part les philosophes eux mêmes -

ne suscitent pas de grandes émotions. En fuyant «le corps» pour

«l'esprit», elle a coupé une de ses ailes. Ce n'était pas le cas dans la

Grèce antique où elle associait harmonieusement ces deux aspects. La

diététique, comme discipline plus «corporelle», intéresse tout le

monde. Je crois qu'elle va remplir le vide laissé par la philosophie.

- Vous pensez que le XXI<sup>ème</sup> siècle sera un siècle des diététiciens ?

- J'en suis persuadé. Vous imaginez la vie sans eux ?...

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