L'invention de la Côte d'Argent. Vocabulaire de la Côte d'argent

En mars 1905, alors que le tourisme et l'automobile
prennent leur essor, les longues plages du littoral aquitain
sont baptisées «Côte d'Argent» par le journaliste bordelais
Maurice Martin. Accompagné d'amis fervents de découvertes
pittoresques, il a organisé une caravane d'Arcachon à Biarritz,
à travers lettes et pinhadars, à cheval ou sur des bròs tirés par
des mules, qui mène représentants de la presse et notabilités
locales le long de cette sauvage côte du Golfe de Gascogne.
Après la «Côte d'Azur» et la «Côte d'Émeraude»,
pourquoi en effet, en cette Belle Époque éprise de progrès et
d'agréments, ne pas unir sous un même vocable évocateur
ces immensités de sable blond, de dunes enfin fixées, de
forêts immenses et d'étangs apaisants ? Des populations peu
nombreuses y vivent dans une rude mais bucolique quiétude.
Comment laisser les adeptes du «touring» automobile
dans l'ignorance de tels espaces ?
Largement illustré de photographies, cartes postales
et documents, c'est cette histoire que raconte L'Invention de
la Côte d'Argent.
D'abord en remettant dans son contexte l'épopée
touristique qui, de la Pointe de Grave à Biarritz, va en
quelques années faire d'un pays encore livré à ses seuls occupants
un petit paradis, véritable but de villégiature. Ensuite
en replaçant ce littoral, dans un Vocabulaire de la Côte
d'Argent , dans son histoire contemporaine comme dans son
passé. De nombreuses notices donnent ainsi des éclairages
sur les héritages géographiques, historiques, linguistiques ou
économiques de cette contrée aujourd'hui très convoitée.