Les châteaux fabuleux de Louis II de Bavière

Roi de légende, mécène et protecteur des arts qu'on déclara fou, Louis II de Bavière
nous laisse pourtant un fabuleux héritage.
En 1864, au coeur d'une Europe déchirée, il succède à son père sur
le trône de Bavière à 18 ans. Sa beauté juvénile, sa prestance séduisent d'emblée
son peuple.
Lui se voit Lohengrin, chevalier du cygne, Tristan ou Parsifal. Il s'exalte pour
l'opéra et développe une passion immodérée pour Richard Wagner, son «Unique».
Il cède à tous les caprices du compositeur et finance pour lui le théâtre de Bayreuth.
Âme sensible torturée par des amours interdites, Louis fait construire des palais
de contes de fées comme autant d'écrins pour abriter ses rêves. Les châteaux
de Neuschwanstein, de Linderhof et de Herrenchiemsee, qui engloutissent
des sommes considérables, témoignent encore aujourd'hui d'une incroyable
fièvre bâtisseuse.
À ces deux passions s'ajoutent celles que lui inspirent les jeunes hommes et sa
cousine Sissi, impératrice d'Autriche. Elle sera son âme soeur et sa confidente jusqu'à
sa mort tragique en 1886.
«Je veux demeurer pour moi et pour les autres une éternelle énigme», écrit-il.
À partir d'un large choix de lettres, extraites notamment de la correspondance
de Louis II et Wagner, de passages de son journal intime et des témoignages
de ses contemporains, Élisabeth Reynaud dévoile les facettes d'un roi souvent
incompris.