La ville et l'Eglise, du XIIIe siècle à la veille du concile de Trente : regards croisés entre comté de Bourgogne et autres principautés : actes du colloque de Besançon, 18 et 19 novembre 2005

Au XIII<sup>e</sup> siècle, en Occident, en raison du dynamisme de l'essor urbain
dans un monde très majoritairement rural, la ville retrouve son rôle de
«cellule-mère», ce qui ne saurait être séparé de l'omniprésence de
l'Église. La multiplication des paroisses urbaines, l'organisation
d'ordres nouveaux, une pastorale adaptée s'y expriment. Et même si
les pouvoirs laïcs cherchent à contrôler plus étroitement les différentes
structures d'Église (hôpitaux, écoles...), du XIII<sup>e</sup> au concile de Trente,
malgré des crises provoquant des «désolations», l'Église s'affirme
face à eux, en pesant sur la morphologie urbaine (reconstructions,
aménagements, constructions d'édifices), par des relations plus étroites
avec la banlieue et «le plat pays» (influence spirituelle du clergé et
des religieux, constitution du temporel, lors des grands chantiers
d'Église, par le recrutement des prêtres et des religieux). La société
urbaine (métiers, confréries...) est bien sûr à saisir dans la relation
qu'elle établit avec ces structures. Et même si le colloque a privilégié
les aspects historiques (analyse des textes), les auteurs ont aussi
abordé les aspects archéologiques et architecturaux en évoquant, en
parallèle aux situations d'autres provinces, celle de la Franche-Comté.