Guillaume d'Orange

Selon la tradition. Guillaume d'Orange sauva le trône de Louis, le fils de Charlemagne, châtiant les chevaliers félons qui complotaient contre le jeune roi : il stoppa l'expansion des armées païennes, sauvant ainsi la chrétienté et le royaume de France et termina sa vie dans un monastère. Plusieurs poèmes racontèrent ses exploits au cours du Moyen Age. Paul Tuffrau les a rassemblés en un seul récit. La Légende de Guillaume d'Orange. Il en a fait ressortir avec une force et une vie surprenantes la violence et toute la poésie, la délicatesse, mais aussi la rudesse et le goût du combat : d'un côté les faits d'armes de Guillaume contre les Sarrasins, sa fougue et sa franchise brutale avec l'empereur lui-même, de l'autre, son humanité, son affection pour son neveu Vivien, son infinie tendresse pour la belle Oriabel, la Sarrasine au clair vîsage, qui devint Dame Guibourg, sa femme «la seule amie dont l'amour soit sûr».
Ancien élève de l'Ecole normale supérieure, Paul Tuffran fut professeur d'enseignement supérieur au lycée Louis-le-Grand et à l'Ecole polytechnique. A côté de L'Histoire de la Littérature française à laquelle il travailla avec Gustave Lanson, et d'œuvres relatives à la Grande Guerre, on lui doit plusieurs ouvrages consacrés au Moyen Age. notamment Raoul de Cambrai et Garin le Lorrain.
On peut s'associer à l'hommage rendu à l'auteur par le médiéviste Emile Mâle : «Présenter le cycle de Guillaume d'Orange, en supprimant ce qui est long et ce qui est choquant, était certes une belle entreprise. Vous l'avez réalisée avec un goût parfait. Votre adaptation d'une langue si pure a séduit et continuera à séduire les lecteurs. En faisant connaître à tous ce beau cycle de Guillaume au Court Nez, qui le dispute en beauté à celui de Roland, en rajeunissant pour nous ces vieux chefs-d'œuvre, vous avez fait une œuvre vraiment noble...»