Le territoire de la Grande Chartreuse, XVIe-XVIIIe siècle : montagne sacrée, montagne profane

La Pierre & l'État
Durant les deux derniers siècles de l'Ancien Régime, la Grande Chartreuse a agrandi son territoire bien au-delà des limites de son Désert, fondé au XI<sup>e</sup> siècle pour accueillir une poignée de religieux retirés dans la solitude et le silence. À la fin du XVII<sup>e</sup> siècle, elle domine une vaste périphérie ecclésiastique aux marges du duché de Savoie et du royaume de France. Grâce à l'exploitation des ressources de leur territoire, les chartreux sont devenus entrepreneurs et banquiers.
L'affirmation de leur puissance temporelle coïncide avec leur âge d'or spirituel : la Grande Chartreuse préside aux destinées d'un ordre qui jouit d'un succès d'estime dans la société du XVIII<sup>e</sup> siècle, imprégnée des principes de la réforme catholique. Dans ce nouveau contexte, le rapport de l'institution monastique à l'espace montagnard devient plus complexe, d'autant qu'au XVIII<sup>e</sup> siècle, le monastère de la Grande Chartreuse s'impose comme une étape incontournable du Grand Tour et de la découverte des Alpes. Comment s'articulent désormais les dimensions profane et sacrée sur le territoire de la Grande Chartreuse ? Cette question est le fil rouge de l'ouvrage, qui intéressera les amateurs d'histoire désireux de mieux connaître l'un des joyaux du patrimoine alpin.
Le territoire de la Grande Chartreuse, XVI<sup>e</sup>-XVIII<sup>e</sup> siècle
Montagne sacrée, montage profane