La dernière fois à Pondichéry

La dernière fois à Pondichéry
« Au petit matin, des voix chuchotent derrière la porte. Une douce lumière perce à travers les rideaux tirés. Silencieusement quelqu'un se glisse dans le lit alors que je suis encore ensommeillée. Il sent l'encens, les épices, l'odeur d'un produit d'entretien. Il m'écrase du poids de son corps, je suffoque presque. Je me force à ouvrir les yeux et quand j'y arrive, il est déjà reparti. Je me précipite vers la porte pour constater que tout est bien verrouillé et qu'il n'y a pas d'autre issue. »
Professeure bénévole à Pondichéry, cet ancien comptoir français en Inde, l'héroïne est d'abord bien reçue mais peu à peu, coupée de son milieu et amoureuse d'un homme qui sans cesse se dérobe, elle doit lutter pour ne pas confondre le réel et l'imaginaire, l'objectif et le subjectif, la raison et la folie. Le sujet pourrait être angoissant mais l'auteure le traite avec humour et autodérision, ce qui fait du lecteur un complice de ce voyage où s'entrechoquent les deux cultures.