Les écarts culturels dans les dictionnaires bilingues

Ce volume contient le texte des communications présentées au
cours des troisièmes Journées d'étude sur la lexicographie bilingue
organisées par l'Institut national des langues et civilisations orientales,
à Paris, les 12 et 13 octobre 2000.
Les articles ici offerts s'attachent à mettre en lumière des
richesses affectives, mentales et comportementales véhiculées par
les langues les plus diverses, en démontrant que ces «charges culturelles»,
essentielles pour l'emploi correct des mots, sont parfois
difficiles à appréhender et à transposer dans d'autres environnements
culturels.
Pour qu'il y ait une véritable correspondance entre le code
source et le code cible, le lexicographe doit indiquer le plus systématiquement
possible les cas d'opacité totale (le référent n'existe
pas dans la langue d'en face) ou partielle (le référent existe mais
avec des connotations différentes). Afin d'éviter les équivalents virtuels,
des notes ou annexes culturelles peuvent préciser les composantes
sémantiques des mots traités (les systèmes d'enseignement,
comme tant d'autres champs notionnels, se correspondent rarement
terme à terme).
Construisant son dictionnaire bilingue, le rédacteur prendra en
considération les besoins réceptifs et productifs des utilisateurs,
sans négliger les possibles interférences. On observe alors que la
quantité des malentendus de traduction n'est pas proportionnelle à
la distance linguistique et culturelle...