Lafimela : pièce de théâtre en 2 actes

L'action prend son appui sur un événement vrai relatif à la
décriminalisation de certaines drogues. La pièce de théâtre est
écrite en vers sur fond philosophique : tout s'en va en fumée.
Cette expression suggère que tout est passager. Même la
vie n'est que du vent... Mais le vent n'est visible que lorsqu'il
déplace les nuages, soeurs jumelles de la fumée. Au coeur de la
phrase il y a comme une loi : celle du mouvement perpétuel des
choses et des gens. Il en résulte que le changement intervient
en permanence. C'est que la planète tourne. Surtout, l'homme
ne devrait jamais ignorer sa mortalité... Par ailleurs, il y a la
tension existant souvent entre l'artiste charismatique jugé
trop indépendant (donc dangereux) et la rigidité des autorités
jalouses de sa popularité. Cette thématique dépasse largement
les contraintes géographiques, raciales ou nationales. D'où
l'entrée en scène de John Lennon, artiste anglais mondialement
acclamé et assassiné à New York... D'où Ken Saro-Wiwa,
dramaturge nigérien respecté localement et exécuté pour ses
prises de position ayant poussé sa communauté au Nigeria à
réduire des puits de pétrole en fumée... Qu'un chanteur-poète
dans une île-État ait dû être éliminé révèle un phénomène
portant un sens profond dans le jeu démocratique où le poète-artiste
serait, selon l'auteur, un troisième acteur majeur, au
même titre que l'élu par le vote et la presse libre. Les jeunes
États devraient en être plus conscients. Mais, dans Lafimela , le
plaisir du spectateur passe avant tout.