La guerre de 1914-1918 sur le front russe

« Si la France n'a pas été effacée de la carte de l'Europe, c'est avant tout
à la Russie que nous le devons », déclare le Maréchal Foch à la fin de la Première Guerre mondiale.
Juillet 1914: Nicolas II décrète une mobilisation générale et engage sept
millions d'hommes aux côtés de la France, son armée est une des meilleures et attaque le front est, affolant l'état-major allemand qui déplace des
troupes du front ouest en renfort (voici une des explications du miracle de
la Marne et de ses taxis).
En 1915, l'industrie russe, à la traîne derrière l'industrie allemande, compense par de très lourdes pertes humaines son infériorité en équipements :
les soldats récupèrent les armes de leurs camarades morts, les combats se
poursuivent à la baïonnette, au couteau, et même à mains nues. Cette hécatombe permet malgré tout d'affaiblir les Allemands, qui proposent une
paix séparée à Nicolas II : elle est rejetée et la boucherie se poursuit.
En 1916, c'est Verdun et l'offensive de la Somme, le front oriental est relativement épargné, les Russes en profitent pour s'approvisionner et s'équiper, puis lancent deux offensives décisives en Bessarabie et dans le Caucase.
L'espoir revient pour les Alliés.
Mais arrivent 1917 et l'abdication de Nicolas II. Les soldats qui avaient
combattu pour la Patrie, Dieu et le Tsar sont perdus, le gouvernement provisoire proclame sa volonté de poursuivre la guerre, tout en donnant des
ordres incohérents : l'armée est détruite de l'intérieur. Pour l'auteur, « la
révolution n'est pas une conséquence d'une prétendue défaite militaire ; la
révolution serait plutôt la cause première de la destruction de l'armée ».
Alors que les commémorations du 11 novembre 2016 ont rendu un
hommage historique aux soldats russes, morts aux côtés des soldats français, l'ouvrage de Serge Andolenko tente de soigner une amnésie générale
en démontrant le rôle oublié de la Russie impériale pendant la Première
Guerre mondiale.