Praesidia du désert de Bérénice. Vol. 1. La route de Myos Hormos : l'armée romaine dans le désert oriental d'Egypte

Praesidia du désert de Bérénice. Vol. 1. La route de Myos Hormos : l'armée romaine dans le désert oriental d'Egypte

Praesidia du désert de Bérénice. Vol. 1. La route de Myos Hormos : l'armée romaine dans le désert oriental d'Egypte
2006ISBN 9782724703405
Format: BrochéLangue : Français

Fondé au II<sup>e</sup> s. av. J.-C. sur la rive occidentale de la mer Rouge, le port de

Myos Hormos connut son apogée au lendemain de la conquête romaine

de l'Égypte ; c'est alors que des caravanes allaient et venaient entre Koptos,

le grand port nilotique, et Myos Hormos, transbordant produits occidentaux et

érythréens. Pourtant, la plupart des fortins ( praesidia ) dont les Romains ont

équipé cette route, qu'ils appelaient la «route de Myos Hormos» ou «route

Myshormitique», datent d'une époque ultérieure et ne semblent guère en phase

avec le trafic commercial. À défaut d'informations sur les échanges de Rome

avec l'Inde et l'Arabie, quatre saisons de fouilles et de relevés sur les fortins de

la route de Myos Hormos entre 1994 et 1997 ont précisé les connaissances sur

l'action de Rome dans le désert Oriental égyptien pendant la période où fonctionna

le réseau de praesidia , de Vespasien jusqu'au début du III<sup>e</sup> siècle. Chacun

de ces fortins, commandé par un curator praesidii responsable devant le préfet

du désert de Bérénice, servait de relais pour la poste officielle, assurant une

communication rapide des nouvelles du désert et des ordres venus de la vallée.

Les dépotoirs, en particulier ceux de Krokodilô et de Maximianon, ont livré

des détritus divers, témoins du quotidien des occupants : céramique, verrerie,

cuir, textiles, déchets alimentaires et, surtout, textes grecs et latins sur ostraca.

Trouvés par centaines, ceux-ci nous font entrer dans l'intimité de la poignée de

militaires qui vivaient à l'abri de ces murs en symbiose avec des civils au statut

indécis. Les ostraca parlent de la police du désert, des rezzous perpétrés par les

«barbares», mais aussi des affaires de Philoklès, épicier et proxénète sous le

règne de Trajan, et, en général, de la façon dont la vie s'organisait dans ces

conditions extrêmes.

Ce livre est proposé par (0) membre(s)
Ce livre est mis en favori par (0) membre(s)