La question de la mort dans la philosophie de Schopenhauer : critique de la théorie de la souffrance

La question de la mort dans la philosophie de Schopenhauer : critique de la théorie de la souffrance

La question de la mort dans la philosophie de Schopenhauer : critique de la théorie de la souffrance
Éditeur: Dharma
2003175 pagesISBN 9782864870401
Format: BrochéLangue : Français

De toutes les formes de vie sur Terre c'est sans conteste la vie

humaine qui est la plus douloureuse, la plus misérable. L'homme paie

au prix fort son privilège de la conscience. Toute grandeur a ses

dépendances, toute exception ses misères. De cette analyse de

l'impossibilité de la satisfaction il ressort qu'à la limite tout

contentement serait interdit à l'homme comme si les aliments, une

fois en bouche, perdaient leurs saveurs, devenaient insipides. Ce jeu

sempiternel entre souffrance et ennui, sans réelle alternative pour

celui qui éprouve seulement la règle des apparences, en vaut-il la

chandelle ?

Avec son analyse Schopenhauer retrouve l'enseignement du

Bouddha, dans son «Sermon de Bénarès» : <ol>

- Toute vie est souffrance.

- L'origine de la vie et de la souffrance est le désir.

- L'abolition du désir entraîne l'abolition de la souffrance.

</ol>

Dès lors, de deux choses l'une : soit nous continuons instant

après instant à nourrir les supplices rémanents issus du désir soit nous

choisissons de tirer notre révérence au monde ordinaire. Devrions-nous

comprendre trop rapidement que Schopenhauer nous encourage

à ne plus vivre, à nous suicider puisque la vie n'est que souffrance et

la mort insignifiante ? Ou bien ne s'agirait-il pas d'une invitation à

trouver le trésor caché par cette existence ?

C'est à partir de la question de la mort (ce qu'elle est, ce

qu'elle représente à nos yeux) que nous découvrirons que

Schopenhauer tente de formuler une sotériologie, un art de vivre

proposant un salut (inspiré, pour la première fois dans l'histoire de la

philosophie, de la religion bouddhique), une eschatologie susceptible

de faire le pendant à ce que la raison permet de constater : la nature

désespérément tragique du réel immédiat. Schopenhauer est un

pessimiste de conviction et de raison, c'est pourquoi il est un

optimisme d'aspiration et de volonté, si l'on peut utiliser un mot tout

autant explosif que maudit sous sa plume.

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