La vulnérabilité du monde : démocraties et violences à l'heure de la globalisation

La chute du mur de Berlin ne comportait-elle pas la promesse d'une paix
durable ? Ce livre analyse la perpétuation de violences de toutes sortes dans
un monde dont le totalitarisme ne constitue plus la référence centrale.
À l'heure de la globalisation, il montre que ces violences relèvent de dynamiques
hétérogènes : conflits armés, mais aussi arbitraire étatique, brutalités
du capitalisme, exclusions physiques ou symboliques. Parallèlement, il souligne
combien les sociétés résistent à de telles violences, en faisant usage du
droit, des politiques publiques, des leviers socio-économiques, des pratiques
artistiques.
Scandant les différentes parties du livre, trois études manifestent, photos à
l'appui, la fonction éthique et politique de l'art. En contrepoint de la barbarie,
l'aspiration à la beauté déstabilise la rhétorique de l'oubli, favorise le travail
critique et le retour sur soi.
Toute la force du livre tient dans le dévoilement de ces poussées contradictoires.
Quelle en sera l'issue ? Nul ne le sait. Alors que les interdépendances
techniques et économiques n'ont jamais été aussi fortes, notre monde est
traversé par des divisions profondes. Le sens commun est en crise.
Le projet démocratique y survivra-t-il ?