Quand le film se fait musique : une nouvelle ère sonore au cinéma

Il semble que jusqu'à aujourd'hui un protocole unanimement
reconnu préside à l'articulation du son et de l'image au cinéma. Une
fonction de simple illustration et de commentaire, attribuée au fait
sonore/musical, prédomine largement.
Cet ouvrage se propose comme une réflexion soucieuse de
n'écarter aucune des théories, des origines à nos jours, susceptibles
de constituer un recours à cette situation.
Le premier chapitre réactive un certain nombre de concepts
oubliés qui demeurent le socle de toute réflexion sérieuse sur la
relation récit/image/son.
Le deuxième démontre comment à ce qu'on a appelé le «nouveau
cinéma» s'est imposé un «nouveau statut de la bande sonore» et
expose le caractère précurseur de la dialectique introduite entre le
continuum sonore et l'image.
Dans les chapitres trois et quatre, l'auteur prend appui sur
l'oeuvre exemplaire de Michel Fano. Il repère le caractère symbiotique
des relations créatrices, entre le musicien et le cinéaste Alain
Robbe-Gillet, fondées sur une «conception musicale» commune
du récit.
L'étude exhaustive du film L'homme qui ment met à jour les
stratégies du compositeur fortement imprégnées par le modèle
opératique bergien. Attentive à l'énergétique du système musical,
elle permet d'apprécier pleinement l'esthétique du «Filmusique»
cher à M. Fano.