Le développement durable face à la puissance publique

L'auteur nous invite à comprendre le développement durable, comme un état
d'esprit, nécessitant un agir éthique au quotidien de chacun d'entre nous, mais
aussi de la part des institutions et des membres qui le servent.
Tout le monde parle de développement durable, mais est-on sûr d'en
comprendre le sens ? D'aucuns s'accordent sur une définition minimale : le
développement durable est à la croisée de l'économique, de l'environnement, du
social et du culturel. Mais ce consensus ne suffit pas. Il convient de s'interroger
sur la complémentarité ou l'antinomie de l'action administrative émanant de la
puissance publique, envers le droit du développement durable, afin d'en
promouvoir l'état d'esprit, de connaître la spécificité et les enjeux d'un nouveau
droit international en émergence, peut-être universel mais fragile !
Deux points sont à relever à ce titre : « Le premier tient au jeu démocratique
[...] le second a trait aux rapports nécessairement entretenus entre le
développement durable saisi en qualité d'axiologie intégratrice d'objectifs de
politiques publiques d'une part, et la gouvernance publique, interprétée comme
ré-agencement des dispositifs d'action administrative cohérents avec les objectifs
du développement durable. » Ces différents points devraient permettre, par la
mise en pratique d'un agir éthique (participation des citoyens, transparence,
respect des principes, sens des responsabilités, volonté de pédagogie, etc.), de
s'adapter aux exigences des conditions modernes d'existence.