L'Amérique évanouie : de Stephen King à John Carpenter, du Maine à la Californie

Appareil photo en main, Sébastien Clerget a sillonné les États-Unis à plusieurs reprises, sur les traces de cinéastes et d'écrivains, à la découverte des lieux emblématiques ou plus secrets de la fiction. De la côte Est à la côte Ouest, du Maine (Stephen King) à la Californie (John Carpenter, Alfred Hitchcock), en passant par le Montana (La Porte du paradis) , le Dakota du sud (La Mort aux trousses) , ou encore en empruntant la route de My Own Private Idaho, L'Amérique
évanouie évoque, en textes et en images, les rapports que le cinéma américain - parfois en lien avec les récits littéraires qui ont pu l'inspirer - entretient avec le territoire et son histoire. En résultent des observations, notes, analyses de films, consignées dans un « carnet de route » aux balises réelles et imaginaires, qui revisite les lieux (monuments, petites villes, maisons, routes, bibliothèques, cimetières...) que le cinéma ou la littérature ont eux-mêmes visités, vérifiant leur existence, leur résistance au travail du temps, ou constatant leur disparition. Si, bien souvent, le rêve est la matière première du cinéma (et du fantastique), celui-ci trouve ses fondations dans le réel, dans ces décors naturels extra « ou » ordinaires. Y plonger son regard, c'est retrouver un rêve évanoui.