Jean-Baptiste Perlat (1814-1889) : un architecte atypique

Né en 1814 à Croutelle (Vienne), Jean-Baptiste Perlat apprend le dessin à l'École des beaux-arts de la ville de Poitiers, dirigée par le peintre Hivonnait, puis, après avoir exercé divers petits métiers, va l'enseigner à partir de 1846 au collège de Chezal-Benoît (Cher). C'est probablement là, et sans doute aussi à Châteauroux (Indre), où il réside quelques années, qu'il se forme au métier d'architecte auprès de confrères. Il entreprend en 1857, à un âge avancé, ses premiers chantiers dans le Berry puis en Auvergne, avant de venir s'installer définitivement à Poitiers. Il s'y consacre presque exclusivement à la construction ou à la rénovation d'édifices religieux, églises ou couvents. Proche de M<sup>gr</sup> Pie, il exerce pour l'essentiel son activité dans le diocèse de Poitiers, où il participe efficacement au mouvement de renouveau religieux initié par le cardinal. De santé fragile, il a parfois du mal à mener à leur terme certaines de ses entreprises et en confie alors l'achèvement à son « disciple » Alcide Boutaud (1844-1929). Il vit ses dernières années au couvent de Salvert, à Migné-Auxances (Vienne), où il décède le 24 janvier 1889 et où il est inhumé. Architecte atypique doué d'un talent certain, Perlat a édifié une vingtaine d'églises, dont il a souvent conçu également le mobilier, et il est intervenu sur une trentaine d'autres édifices, ce qui fait de lui un acteur important du renouveau de l'architecture religieuse du XX<sup>e</sup> siècle.