Poème des enfants sages

« Un jour de printemps, le passage du vent se faisait doux, et le Pommier du jardin fleurissait des fleurs bicolores. À l'autre bout du jardin, le soleil étincelait sur les bégonias. Tout renaissait au pied d'un petit Laurier auprès d'un puits ancien. »
Début bucolique, baigné de paix, pour cette succession d'histoires à propos desquelles l'auteur écrit : « On trouve dans
mes contes la vision enfantine du monde que je découvrais ; également celle de ce que le monde est en train de devenir :
vision faite de la peur de la mort, du déchaînement de la folie, au vu des guerres et des déchaînements de toutes les violences.
Je l'ai compris tout petit au sein de la famille, où régnaient toutes ces peurs, éveillées par les menaces de mort et de
violence, le tableau de ma famille. Tracer ce tableau m'amusait et m'empêchait de sombrer tout à la fois. »
Voici donc un texte venu de l'étrange, du plus étrange qui puisse se trouver. La question que nous pose cette écriture est
l'accueil de cette étrangeté, son écoute, pour qu'un chemin s'ouvre peu à peu entre Pommier, Laurier, auteur et lecteur...
Que nous dit de nous ce Poème des enfants sages , à première écoute inaudible, discordant ?