Aï (l'amour) : impressions japonaises

«Heureusement il y avait les eaux et leur
grain de folie [...]. Pour celui qui passait
sur le quai, parmi la circulation, des taxis
et des cars, cette exhibition était étrange ;
des individus pataugeant au milieu d'un
torrent, le kimono retroussé, en équilibre
sur une pierre, un parapluie de funambule
à la main ; d'autres gigotant dans un
bain, les reins nus ; d'autres encore, enterrés
vivants, têtes d'épingles noires au
milieu des cailloux blancs.»
Immersion dans le monde nippon :
autour d'une déception amoureuse surgissent
les néons de Tôkyô, les cerisiers en
fleur et les sources d'eau chaude, en une
savoureuse succession d'esquisses où l'auteur
élabore sa «grammaire personnelle»
du Japon. Tour à tour fasciné, agacé, ou
perplexe, François Laut nous livre ses
impressions du pays du Soleil-Levant.