Panique à l'Assedic

Un policier en uniforme me prit les empreintes des dix doigts, puis
me tira une photo souvenir. J'avais l'impression d'être dans un mauvais
rêve. Je m'essuyai les doigts sur un bout de papier rêche. Lopez
me poussa ensuite vers une banque en bois. Un autre flic en uniforme
se tourna vers moi.
- Veuillez ôter vos bijoux, montre, lacets et lunettes et vider vos
poches.
Mes affaires furent glissées dans une grande enveloppe. Lopez s'en
alla, j'avais les boules. Le policier des empreintes s'avança alors vers
moi et me montra une porte derrière lui.
- Entrez là-dedans et asseyez-vous.
C'était une pièce vide, avec juste un bureau en fer et deux chaises.
Je m'assis, les yeux dans le vague et essayai de me persuader. «Lola,
reste calme, c'est un mauvais moment à passer. Ils vont vite s'apercevoir
que tu n'y es pour rien. Tu n'es pas en Algérie. Tu es blanche. Tu
parles français. Tu connais tes droits».