Chronique d'un désastre judiciaire : le scandale Vasarely

Pendant plus de dix ans, Charles Debbasch a géré bénévolement
la Fondation Vasarely au nom de l'Université d'Aix Marseille III
avec le concours unanime du Conseil d'administration. Il en a fait
un des plus beaux joyaux de l'art contemporain.
Sommé par les héritiers Vasarely qui veulent réintégrer dans leur patrimoine
personnel les toiles données par Vasarely au Musée, il est chargé
par l'Université de résister à cette prétention. Il est alors l'objet
d'une campagne de diffamation conduite par un lobby puissant.
L'auteur décrit dans cet ouvrage comment un réseau corporatif et
mafieux disposant de complicités dans la magistrature aixoise a couvert
les dérives du juge Le Gallo dans l'instruction de l'Affaire Vasarely.
Le résultat du désastre judiciaire de l'affaire Vasarely est consternant :
les pilleurs du musée ont perpétré, dans une totale impunité, un hold-up
de 103 millions de francs alors que Charles Debbasch, parce qu'il
s'est opposé au dépouillement de la Fondation, a été sali et embastillé.
Ce livre n'est pas une simple monographie sur un scandale judiciaire
mais aussi une puissante réflexion sur les causes des erreurs de la
justice. Des enquêteurs déviants rêvant de mettre en cause des personnalités
connues, un juge d'instruction omnipotent et partial qui
confond son rôle avec celui d'un procureur, une solidarité judiciaire
corporative qui couvre les erreurs et les fautes professionnelles et des
réseaux de connivence qui enferment la justice dans leurs filets.
Voilà pourquoi Charles Debbasch peut écrire sans être démenti : je
dénonce une justice déviante qui a eu recours au mensonge et à la diffamation
pour éviter que n'éclate un scandale judiciaire. Mais, comme
le dit un proverbe africain, «la vérité est lente mais elle finit toujours
par rattraper le mensonge».