Correspondance familiale (1863-1885)

L'intérêt pour les parents de Thérèse de Lisieux ne cesse de croître en
France et dans le monde. L'Église se prépare à les déclarer «bienheureux»,
c'est-à-dire à les considérer comme des modèles pour les couples
chrétiens. Dés lors, la correspondance de Zélie et Louis Martin devient le
miroir de leur charité et de leur attachement indéfectible à Dieu. Les anthropologues
se réjouissent du document de grande valeur sur l'histoire des
mentalités que représente cette correspondance minutieuse d'une famille
au temps de Madame Bovary.
La partie la plus importante de cette édition intégrale est constituée des
218 lettres adressées par Zélie à sa famille installée à Alençon. Seulement
16 lettres de Louis Martin ont été retrouvées. Le lecteur découvre à travers
cet ensemble exceptionnel la modernité des épreuves qu'a dû affronter le
couple Martin : mariage tardif, angoisse pour l'avenir des enfants, soucis
économiques, cancer du sein pour Zélie, maladie d'Alzheimer pour Louis.
Mais s'y révèlent aussi l'amour fou d'un couple et la passion d'un père et
d'une mère pour leurs enfants.
«Le bon Dieu m'a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de
la terre», écrira Thérèse de Lisieux.