Marie-Madeleine ou La beauté de Dieu

Jacqueline Kelen
Elle a tout pour plaire: longue chevelure, gestes caressants, parfums rares et coeur ardent. Elle a tout pour déplaire aux Pharisiens de son temps, pour agacer les apôtres masculins: sa liberté d'allure, ses sentiments excessifs, ses larmes sans retenue, et cette façon de s'attacher jusqu'au bout, jusqu'à la mort, à Jésus qui la défend en toute occasion.
Marie Madeleine ou la beauté de Dieu
La figure de Marie Madeleine ne laisse personne indifférent mais elle demeure insaisissable. Chacun, chrétien ou non, privilégie d'elle une image: la courtisane, la désolée, l'ermite, la sainte, l'extatique... Là où les exégètes veulent discerner trois personnes distinctes - la pécheresse de la ville, Marie de Magdala, Marie de Béthanie -, les Gnostiques des premiers siècles ne retiennent que la femme éveillée et la préférée de Jésus.
Marie Madeleine vagabonde entre histoire et légende. Elle ne cesse, à travers les siècles, d'inspirer artistes, écrivains, bâtisseurs et religieux qui rendent hommage à la femme dévorée d'amour et de douleur à qui le Christ a choisi de se montrer en premier au matin de Pâques.
Ce livre au ton vibrant déploie les visages divers de celle que Thérèse d'Avila ne nommait pas autrement que "la glorieuse Madeleine".