La vérité de l'art ? : essai sur la figure et le sacré

Pris entre Charybde et Scylla, d'un
côté un repli sectaire sur le passé par crainte
du terrorisme au nom de lendemains qui
chantent, de l'autre un abandon laxiste au
«tout est permis» sous prétexte de combler
le fossé entre l'art et la vie, l'art se trouve-t-il
condamné à cette double version du
postmodernisme, passéiste ou nihiliste ? Ce
serait faire l'impasse sur sa vitalité profonde
et sa puissance affirmative, au-delà de tout
relativisme, de sa vérité propre comme
ouverture rayonnante sur tout l'éclat d'une
culture plurielle en gloire.
Questionnement incontournable, au
moment où nos arts d'Occident, si longtemps
marqués au sceau indélébile du platonisme et
du christianisme autour de la grande voie
herméneutique de la Figure , se trouvent
confrontés à d'autres expériences du sacré ou
d'autres continents culturels, sans oublier le
défi majeur du nihilisme moderne.