Causeries du boulevard. Vol. 3. Cote, code, codex : miscellanées

S'il n'est pas simple de dire ce que l'on pense, il n'est pas non plus
facile de convaincre ou d'enthousiasmer autrui. La critique se taille souvent
les premiers commentaires sur les productions culturelles de son temps.
Les Rencontres de la Critique et de la Culture, depuis 2007, prennent les
devants en provoquant des occasions de débat tout en s'appuyant sur des
pistes laissées en jachère dans l'oeuvre de Charles-Augustin Sainte-Beuve.
Cette troisième édition, qui s'est tenue du 5 au 11 février 2009, avait
pour thématique : Cote, code, codex. Autrement dit, puisque la critique est
affaire d'argumentation, elle est aussi affaire de codes, de langages, de
conventions... Ces codes doivent être bien connus pour ensuite produire une
opinion, un avis : juger, si on considère que la critique a aussi ce rôle, est une
affaire de classement, de cotation. Voici donc notre cote mise à contribution,
tant dans l'élaboration de la pensée critique que dans la classification à
l'intérieur d'un voisinage. Pour évaluer, il faut comparer. Le champ
d'application principal de Sainte-Beuve étant le livre, il convenait de conclure
sur un appel au mystérieux codex. Des artistes de plusieurs disciplines ont été
invités à se pencher sur cette posture. Les codes qu'ils manient se sont
frottés à cette comptine, pas si anodine qu'elle n'y paraît.
Ce livre retrace, jour après jour, les différents échanges que nous
avons eus et témoigne des oeuvres qui ont été construites. Tout a été ensuite
commenté par Dimitri Vazemsky, auteur et éditeur, chargé de nous critiquer.
Les Causeries du Boulevard 2009 sont signées par
Sandrine Boucher, Michel Brix, Erwan Dalbine, Samira El Ayachi,
Marie Etienne, Serge Ewenzcyk, Antonin Level, Eric Popu, Suzanne
Sourget, Jean Vilbas.