Le bouquet de passée d'août

Ce bouquet triomphal, souvent artistique, composé de rosaces et de feuilles de paille tressée, allégé d'épis rayonnants, coloré de petits dahlias, était préparé en secret par le charretier qui l'attachait au front de la dernière voiturée de gerbes rentrant à la ferme. Il était ensuite fixé pour un an sur le mur de l'écurie ou près de la porte cochère. Sa résistance aux intempéries était étonnante.
La trame familiale présente au début de cet ouvrage permet de mieux situer ce bouquet des aspects de la ruralité et du langage spécifique d'une région de Haute-Normandie jusqu'aux années 50 (coutumes, éducation, guerres, chasses, etc.).
Dans le contexte d'un milieu agricole de classe moyenne ayant des attaches citadines, ce témoignage est une peinture des singularités habituelles ou occasionnelles, de leur rigueur, de leur poésie, des péripéties tragiques ou cocasses de cette période.